Hongrie

Budapest

Herman Ottó Általános Iskola / 4.b

Rêve urbain

Permettez-moi de me présenter.
Je suis Budapest. La capitale trop grande d'un petit pays.
Il paraît que je peux être assez belle, mais la plupart du temps, je sens quand même que je suis dans un état abominable. Encore heureux qu'on me voit à peine dans la fumée et le brouillard fréquents.

Je ne dis pas cela pour me lamenter, mais la vérité est que les millions de riverains parasites ne font guère attention à moi. Parfois, j'ai même l'impression qu'ils font tout ce qui est possible pour me ruiner.

Tout d'abord, les personnes qui habitent ici me traversent de l'aube jusque tard la nuit avec leurs engins lourds, bruyants et nauséabonds dans tous les sens et je ne peux même plus respirer une bouffée d'air pur.D'autre part, avec cet air nauséabond, ce bruit permanent et à cause de toutes les lumières que l'on allume la nuit, on ne me laisse même plus me reposer tranquillement, ni même m'arrêter un instant pour admirer les étoiles.
Pour être franche, je ne vois des étoiles qu'à cause de la douleur qui m'est infligée quand on me troue avec des machines terribles.

De plus, on croit que je suis une poubelle gigantesque.
On me salit donc tout et on me met des déchêts partout.
Cela me répugne vraiment.

En plus, mon corps est aussi couvert de plein de choses faites par les hommes : routes et maisons hautes et il ne me reste pratiquement plus rien de naturel.


Parfois, a demi-évanouie de fatigue, je me demande comment je pourrais être si l'on faisait plus attention à moi.

Dans ce cas par exemple, les gens ne me couvriraient pas de leurs voitures bruyantes et nauséabondes.
Ma tête ne résonnerait pas du bruit permanent et j'entendrais même le chant des oiseaux.
Au lieu de mon habit sale et boueux, mes vêtements pourraient toujours être beaux et propres. Mon corps ne serait pas seulement couvert de bâtiments en béton si lourds et douloureux, mais aussi de beaucoup de beaux parcs, de forêts et de prés bien verts.

Je pense que si les habitants me prêtaient plus d'attention, ils se sentiraient mieux en moi aussi.

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