Brésil

Biguaçu - État de Santa Catarina

La classe de 5ª 2

Je crie "au secours"!

Bonjour, je me présente : Je suis Biguaçu, une petite ville de l'État de Santa Catarina. Je suis située très près de la capitale.

Je suis née il y a 174 ans. Entourée de montagnes, mes lacs et mes rivières me servaient de miroir. Tout était vert.
A l'époque, j'étais jeune, heureuse et jolie.

J'ai encore une certaine beauté, mais je me sens maltraitée. Mes versants ne sont plus aussi verts. Les constructions les ont envahis. Mon fils, qui porte mon nom, le fleuve Biguaçu, est dans un triste état. Il est pollué ! Mais quelle souffrance !

Et quand il tombe une de ces pluies, je n'arrive pas à contrôler la situation. Les lacs et les rivières débordent, les rues et les maisons sont inondées, les plantations perdues.
Ce n'est pas ma faute, ni celle de notre mère la Terre.
Les gens sont arrivés peu à peu de plusieurs régions du Brésil et même d'autres pays. J'ai ouvert mon cœur et mes bras pour les recevoir, mais ils ne m'ont pas respectée. Ils ont jeté des ordures partout, contaminant ainsi mon sol, mes rivières et l'océan, mon compagnon. Jusqu'à l'air qui est pollué. Les égouts ne sont pas traités et les nappes phréatiques sont de plus en plus dégradées. Jusqu'à quand aurons-nous de l'eau? C'est très sérieux !


Réveillez-vous !

Il faut que vous soyez conscients.
Regardez-moi, je ne respire plus aussi bien qu'avant, parfois je pense que je ne vais pas pouvoir résister à tout ça. Mais j'ai des idées gardées dans le coeur. Il s'agit de petits gestes qui peuvent me rendre plus belle, plus saine et avec un avenir lumineux.
Ainsi, quand vous lavez la vaisselle, pourquoi pas la nettoyer d'abord avec le détergent, et ensuite la rincer?

Ah, vous en avez assez d'entendre qu'il ne faut pas gaspiller l'eau quand vous prenez un bain, quand vous vous lavez les dents ? Qu'il vaut mieux laver les voitures avec un seau.
Des petits gestes qui m'aident beaucoup et qui aident par la même occasion la planète qui appelle au secours.



L'autre jour, j'ai rêvé de quelque chose de très simple : tous les quartiers étaient très organisés, ils avaient crée leurs propres associations d'habitants et ils avaient décidé d'aller de porte en porte pour que les gens prennent conscience de l'importance de sauver la planète.
Pour commencer, ils demandaient à chacun de garder les restes d'huile de friture, comme ça ils n'étaient plus jetés dans mon sol, contaminant les nappes phréatiques. Cette huile était acheminée jusqu'à un hangar transformé en usine à savon ! D'abord, ce savon était distribué aux institutions qui s'occupent de personnes défavorisées. Ensuite, de nombreux chômeurs pouvaient en bénéficier, y compris en travaillant dans l'usine. Une idée simple qui pouvait beaucoup m'aider. Cette idée se développait de plus en plus, car ils allaient en parler aux villes voisines et comme ça le monde devenait meilleur.

Comme je voudrais que ça soit vrai. Je vous en prie, prenez conscience. Dieu m'a fait parfaite. Je sais que je dois être préservée.
Vous êtes en train de me détruire. Vous manquez d'amour dans le coeur, et c'est pour cela que je crie : Au secours! Au secours !

Réveillez-vous ! Il est encore temps de me sauver et de sauver aussi la planète Terre.

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